Vincent Bouchot


Vincent Bouchot est né en 1966. Il est chanteur et compositeur, dans ces deux domaines, presque autodidacte. Ses études ont été littéraires et l’ont amené à travailler sur l’œuvre de Georges Perec, qui exerce aujourd’hui une influence sur son écriture. En 1987 il devient membre de La Chapelle Royale et c’est donc avec Philippe Herreweghe qu’il va apprendre, sur le tas, les bases du métier de chanteur. Puis il complète sa formation au studio Versailles Opéra, avec Rachel Yakar et René Jacobs.

Il a fait partie, entre autres, du Groupe Vocal de France, des Jeunes Solistes, et, depuis 1994, il est membre permanent de l’Ensemble Clément Janequin avec lequel il se produit dans le monde entier et a enregistré une dizaine de disques pour Harmonia Mundi.

Il se consacre avec passion à la musique d’aujourd’hui en créant de nombreuses œuvres dont beaucoup ont été écrites à son intention. Citons entre autres 2 opéras d’Henri Pousseur (Leçons d’enfer, Dom Juan à Gnide), l’opéra de Gérard Pesson Forever Valley, celui de Christophe Looten Médée de Thessalonique, ou l’oratorio de Pierre Adrien Charpy Le premier rêve de Martin Luther King.

Sa rencontre avec la metteuse en scène Mireille Larroche (pour les spectacles Comédies madrigalesques et Opéras Louffes) a été déterminante pour son travail de compositeur ; elle lui demande d’abord d’écrire une chanson pour le spectacle Cabaret contemporain (La Chasse à courre selon Serge Dassault, 1998), puis une opérette (La Belle Lurette, 1999) puis un opéra (Ubu, 2002, avec Jean-Philippe Courtis et Françoise Pollet dans les rôles principaux, direction Laurent Cuniot), une mélodie pour Françoise Pollet (Le Souvenir de Jean Queval, 2003) et une autre pour Robert Expert (Y en a marre des chansons d’amour, 2004) ; leur cinquième collaboration les a amenés à un nouvel opéra (Cantates de bistrot, d’après les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio) représenté une quarantaine de fois à Paris et en tournée.

Vincent Bouchot a reçu deux Commandes d’Etat et une bourse d’écriture de la Fondation Beaumarchais-SACD (pour La Belle Lurette et Chemin faisant à l’intention de la Péniche Opéra et des Opéras de Rennes et Nantes), une commande de l’ARIAM d’Ile-de-France pour Non lasciarmi morire, à l’intention du Jeune Chœur de Paris de Laurence Equilbey, et des commandes de La Péniche Opéra (Ubu), l’ensemble Aleph (Cahier de musique du Père Ubu, 2004), l’ensemble Carpe Diem (One page music, 2003), du Pôle d’art vocal de Bourgogne (Missa Joseph Carpentorum Ductor, 2004), de Musique nouvelle en liberté (La Guerre des Voyelles et des consonnes, Bouche-à-bouche bée, à l’intention de Tm+, 2005) et du Festival suisse Archipels (pour l’ensemble Cairn , Bons baisers de Möd-ling, 2006).

Parmi les projets à court terme une reprise de La Guerre de voyelles et des consonnes par des membres de l’Ensemble Orchestral de Paris à l’Opéra comique (mai 2007).